énergies

Plus de temps, plus d’argent : l’EPR de Flamanville vire au mauvais plan

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C'est l'augmentation du coût de l'EPR de Flamanville Partager sur twitter

depuis le début de sa construction en 2007

Agriculteurs

Faucheurs volontaires : nouveaux OGM, vieilles luttes

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En 2011, l’INRA et le CNRS ont publié une étude sur les VrTH qui a mis en avant des risques de contamination des parcelles voisines, similaires à ceux liés aux OGM. Ces mêmes risques avaient d’ailleurs poussé le gouvernement à suspendre en 2008, le colza transgénique.

Alors que les OGM ont été interdits en France il y a dix ans, les « faucheurs volontaires » ont ressorti leur faux. Depuis 2010, ils sont engagés dans une nouvelle lutte contre ce qu'ils appellent les « nouveaux OGM ».

Les OGM de retour dans le débat public ? Ces 5 et 6 avril, 36 militants anti-OGM devaient se rendre à la barre du tribunal de Dijon pour avoir détruit plusieurs parcelles de colza en Côte d’Or, le 28 novembre 2016. Finalement repoussée à une date ultérieure, leur comparution mérite que l’on s’y attarde, surtout devant l’importance des enjeux qu’elle soulève. Les « faucheurs volontaires » incriminés n’avaient, pour une fois, pas focalisé leur lutte contre des plantes à l’ADN directement modifié. Dans leur viseur ce jour-là, du colza qui ne trépasse pas au passage de désherbant. Des VrTH (pour Variétés rendues tolérantes à un herbicide) que les militants surnomment « les nouveaux OGM », ou encore les « OGM cachés », et qu’ils ont prises comme nouvelle cible de leur combat, dix ans après avoir réussi à faire interdire la culture d’OGM sur le territoire français.

À une décennie d’intervalle donc, la lutte des « faucheurs » vise une nouvelle cible, mais les desseins et les acteurs du combat sont bien les mêmes : défendre la préservation de l’environnement contre les semenciers pourvoyeurs d’OGM et de VrTH. « Nous sommes dans la même situation qu’en 1998 », haute époque de la lutte contre les OGM, estimait en 2015 dans le Journal de l’environnement Patrick Rivolet, porte-parole d’un collectif visant à protéger la biodiversité et les abeilles, les papillons et autres pollinisateurs. La question qui se pose sera de savoir si le combat contre les « nouveaux OGM » aura le même dénouement que le précédent.

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biodiversité

Hectares après hectares, l’Humain grignote la nature (et ce n’est pas prêt de s’arrêter)

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La part du territoire français artificialisé en 2015 Partager sur twitter

Ministère de l'Agriculture, enquête Ter-Uti Lucas.

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biodiversité

Abeilles et néonicotinoïdes : 20 ans d’études et toujours pas d’interdiction absolue

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À l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, a eu lieu ce matin une conférence de presse organisée par le Comité de soutien des élus à l'abeille et aux apiculteurs. Celle-ci intervient dans le contexte de l'ouverture des débats à l’Assemblée nationale sur la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable.

Dans Ouest France, 135 élus français membres de ce comité ont publié une tribune pour alerter sur les tentatives de contournement de la loi qui interdit l’utilisation des néonicotinoïdes. L’occasion de se pencher sur le long combat qu’ont mené les apiculteurs pour interdire ces pesticides. Car les alertes, tant scientifiques que médiatiques, ne datent pas d’hier… D’autant plus que la disparition des pollinisateurs fait peser une grande menace sur notre alimentation et notre système agricole, tout deux basés sur l’activité des abeilles.

Dès les années 1990, lorsque les néonicotinoïdes ont été introduits sur le marché français, les apiculteurs ont constaté un effondrement du nombre de colonies d’abeilles. De quoi justifier le lancement d’une série d’études scientifiques sur la toxicité de ces insecticides utilisés dans le traitement direct des semences. Mais la responsabilité de ces produits a toujours été difficile à prouver scientifiquement. Il aura fallu presque vingt ans d’études et de scandales pour que les parlementaires se décident enfin à interdire l’utilisation des néonicotinoïdes en France. Interdiction qui reste partielle puisque les industriels de la chimie peuvent encore faire des demandes de dérogation jusqu’en 2020. Une situation qui est loin de réjouir les apiculteurs.

Pesticides

La France, bien loin des alternatives aux pesticides

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L'augmentation de l'utilisation des pesticides en France entre 2008 et 2015 Partager sur twitter

Source : Direction régionale et interdépartementale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Driaaff) d'Ile-de-France