numérisation

Pour payer ses impôts en ligne… Encore faut-il une ligne !

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Le lancement des déclarations d’impôts ? Nous y voilà ! Sans doute faites-vous partie de ces Français qui réalisent leurs démarches en ligne. À mesure qu’elles se généralisent et deviennent obligatoires, ne vont-elles pas creuser une fracture numérique au sein de la population ?

En attendant l’arrivée du prélèvement à la source en janvier 2019, la campagne de déclaration 2018 des impôts vient d’être lancée ce 10 mars. Opter pour la traditionnelle version papier préremplie reste toujours possible, même si un nombre croissant de contribuables se tournent désormais vers Internet. La « télédéclaration », comme on la surnomme, n’a aujourd’hui plus grand-chose de novateur : elle fête en effet ses quinze ans et constitue une habitude pour les citoyens connectés.

En 2017, une étape symbolique a été franchie. Pour la première fois, une majorité de Français a opté pour la télédéclaration, soit près de 19 millions de personnes à travers le territoire. « Chaque année, la vague monte un peu plus », réagissaient les médias, relatant un phénomène qui semble inexorable. Cette « vague » s’explique en grande partie par la place prépondérante d’Internet dans notre quotidien. Pour s’en convaincre, rappelons-nous qu’en 2016, 86% des Français étaient connectés à leur domicile. Bien plus qu’en l’an 2000, où ce taux ne dépassait pas 15%.

Twitter

Internet a une mémoire, gare aux anciens tweets mal Placé !

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Nombreux sont les élus à utiliser Twitter et les réseaux sociaux au quotidien, un outil qui se retourne parfois contre eux. Qu’on se le dise : sur Internet, l’amnésie ne dure jamais bien longtemps !

Interpellé à Paris dans la nuit du 4 au 5 avril, l’écologiste Jean-Vincent Placé en prend pour son grade. « Cliente d’un bar, vigiles puis policiers, l’ancien sénateur et ministre, en état d’ébriété, n’a épargné personne », résume ainsi Le Parisien. À l’issue de sa garde à vue, l’intéressé a toutes les chances d’être poursuivi pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Interpellé en état d’ivresse, Jean-Vincent Placé s’est retrouvé dans un tourbillon médiatique. Sans tarder, son dernier message sur Twitter a été remarqué par des internautes. Il s’agit plus précisément d’un « retweet », publication d’une autre internaute relayée à ses propres abonnés. Quelques mots pour le moins… Prémonitoires.

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streaming

D’un petit appart suédois aux dollars de Wall Street, la tornade Spotify bien partie pour tout souffler

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Le premier site de streaming français s’appelait Radioblog.  Fondé en 2005, il a mis la clef sous la porte deux ans plus tard, des suites de poursuites judiciaires entamées par les sociétés d’ayants droit. L’imprévu était revenu dans une longue enquête sur le parcours de ce site pionnier, rattrapé pour son flirt avec la légalité.

Face aux géants du streaming, il est délicat de développer un nouveau service. La Fnac en a fait l’amère expérience avec sa plateforme Jukebox. Lancée en 2014, elle a été arrêtée l’an passé faute d’utilisateurs. La Fnac a alors préféré s’allier avec Deezer, un acteur historique mieux armé dans le secteur.

Omniprésent, le streaming s’est imposé pour nos oreilles. Alors qu’il débarque en bourse, le leader du marché Spotify enchaîne pourtant les exercices déficitaires. À défaut de convertir en dollars leurs millions d’abonnés, les leaders du secteur peuvent au moins se réjouir d’avoir transformé le marché de la musique.

Attendre un train en période de grève, se laver les dents, faire son jogging le dimanche matin, autant d’activités que nous sommes nombreux à réaliser en musique. Avec leurs catalogues de plusieurs millions de titres, un service de streaming comme Deezer est devenu en quelques années un compagnon fidèle pour les mélomanes. Fort de son succès et de ses 71 millions d’abonnés payants à travers le monde, son concurrent suédois Spotify vit aujourd’hui un moment clé de son histoire. Leader mondial du marché, il signe en ce 3 avril son entrée en bourse à New York.

À l’automne dernier, les analystes tentaient d’estimer la valorisation de l’entreprise. Ils avançaient alors la somme de 23 milliards de dollars, une prédiction optimiste alors que Spotify perd de l’argent et n’a jusqu’à aujourd’hui jamais conclu le moindre exercice dans le vert.

Gardons le contact

données personnelles

Quand l’efficacité de Facebook prime sur ce que l’entreprise fait de nos données

claire-berthelemy

La mise en place de l’application Algopol en décembre 2013 permettait aux internautes utilisateurs de Facebook de visualiser leur réseau d’amis. De leurs côtés, les chercheurs étudiaient les interactions des différentes utilisateurs, des likes aux commentaires en passant par les profils.

Un énième scandale en matière de confidentialité semble ébranler Facebook. Comme un bis repetita, l’entreprise se met en branle et prend la mesure des évènements, poussée en cette fin mars par la Commission européenne. Vera Jurova, la commissaire européenne à la justice et à la protection des consommateurs, vient d’asséner son ultimatum : Facebook dispose de quinze jours pour apporter des réponses au piratage des 50 millions de données d’utilisateurs par Cambridge Analytica.

Depuis les débuts du réseau social en septembre 2006, bon nombre de critiques ont souligné le manque de confidentialité des données, Facebook n’en étant pas à son coup d’essai. Pour autant, il ne suffit pas que les utilisateurs soient au clair sur ce que récupère Facebook pour que les usages ou que le nombre d’utilisateurs en soit sensiblement modifié : à la fin de l’année 2017, Facebook comptait 34 millions d’utilisateurs chaque mois, contre 31 millions en mars 2016 selon les données du site.

fiscalité

L’Europe et les GAFA, un éternel « je t’aime, moi non plus »

thomas-deszpot

Comme nombre d’autres médias, L’imprévu a fait partie des bénéficiaires de ce fonds. Une subvention reçue en 2016 et qui a contribué à financer une partie des développements passés sur le site, ainsi que le paiement des salaires pour notre équipe. Nous vous expliquions tout cela en détail à l’époque dans un billet de blog.

À Bruxelles ce 21 mars, la Commission européenne parle gros sous. Elle présente en effet son projet de taxation pour les plus grandes entreprises du numérique.

Dans son viseur, les fameux GAFA, acronyme utilisé pour désigner Google, Amazon, Facebook et Apple. Régulièrement pointés du doigts pour leurs stratégies de contournement fiscal, ces poids-lourds du numérique devraient bientôt être soumis à une taxe de 3% sur leurs bénéfices en Europe.

Précision importante, « ce taux ne s’appliquera pas à l’ensemble du chiffre d’affaires – seulement aux revenus obtenus en Europe par la location d’espace publicitaire, par la mise en relation d’utilisateurs ou par la transmission de données récoltées auprès des utilisateurs », rapporte Contexte. Une aubaine pour des services tels que Netflix, dont les activités ne se trouvent donc pas visées.

Les GAFA ne seront pas les seuls concernés par cette taxe : cette dernière doit en effet concerner les entreprises dont le chiffre d’affaire à l’international dépasse 750 millions d’euros, et 50 millions rien qu’en Europe. Des restrictions censées épargner les petites start-up et ne pas entraver le développement des jeunes firmes en pleine croissance. Dans l’Hexagone, on suit avec attention ces dispositifs législatifs portés à l’échelle européenne. Le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, assure que la France « est particulièrement engagée » sur ce dossier.