L’amour est dans le pré, atout cœur des agriculteurs

« Ça fait longtemps que tu es célibataire ? », « tu es plutôt fleur bleue ? », « t’es tactile toi ou pas ? ». Onze ans. Onze ans maintenant que, chaque été sur M6, des agriculteurs acceptent de répondre aux questions (très) indiscrètes de Karine Le Marchand et de ses prédécesseures, dans l’espoir de trouver l’amour. Que l’audience soit au rendez-vous, pourquoi pas. Mais que des exploitants agricoles continuent d’affluer en nombre pour participer à l’émission de téléréalité L’amour est dans le pré, plus étonnant non ? Sauf quand on sait à quel point la solitude fleurit dans les champs…

par Zoé Baillet
11 min
Au crépuscule, la silhouette d'une moissonneuse dans un champ.
Semer l'amour dans les champs, c'est le pari de « L'amour est dans le pré » (Illustration CC BY United Soybean Board)

Un grand panneau en bois à l’entrée d’un chemin de terre : comme beaucoup d’exploitations agricoles, la ferme de La Chenaie fait son possible pour indiquer sa présence à la sortie de Sacquenay, petit village de Côte-d’Or. Si la plupart des automobilistes passant par là peuvent être happés par le bel arbre fruitier qui orne le panneau, mon regard s’arrête plutôt sur les deux prénoms qui y sont mentionnés : Éric et Florence, associés par un joli cœur.

« Attendez, je benne le cassis à la petite et je suis à vous ce que le beurre est aux épinards ». Ça, c’est Éric qui vient de revenir de l’un de ses champs de cassissiers. Agriculteur à plein temps depuis sept ans, il cultive donc des fruits — pommes, poires, cassis, groseilles —, qu’il transforme lui-même en confitures, sirops ou autres nectars. Une phrase sortie de sa bouche et l’on reconnaît déjà cette gouaille chaleureuse qui avait fait de lui l’un des personnages phares de l’été 2015 sur M6.

Éric et Florence. Ces deux prénoms, c’est l’émission de téléréalité L’amour est dans le pré qui a permis de les rapprocher. Apparu le 6 juillet 2006 sur le canal numéro six de nos téléviseurs et adapté d’un concept britannique, le programme veut jouer les entremetteurs entre des exploitants agricoles esseulés et des prétendants ou prétendantes tombés sous leur charme en les découvrant quelques minutes à la télé. Chaque été, la même recette est appliquée : entre deux gros plans sur les animaux de la ferme ou les belles campagnes françaises et une bande musicale digne de Chérie FM, des exploitants de 24 à 64 ans dévoilent sur petit écran leur intimité et leur histoire sentimentale dans l’espoir de trouver l’âme soeur. Sous le regard fidèle de trois à plus de six millions de téléspectateurs les années les plus fastes.

L'arboriculteur Eric Méot dans son verger.
Il voulait chouchouter autre chose que ses pommes, Eric Méot a participé à l'émission « L'amour est dans le pré ». (Photo CC BY-NC-SA Zoé Baillet)

68 couples, 32 bébés… et les autres

Éric faisait partie du casting de la saison 10, diffusée durant l’été 2015. Il avait, d’après la production, été sélectionné parmi 200 à 300 candidats. « C’est un ami qui m’avait inscrit », explique le boute-en-train de 57 ans. « Et face au danger, moi, je ris ! » Comme lui, 115 agriculteurs et 27 agricultrices ont pu tenter leur chance depuis onze ans. Sa participation, peu sérieuse au départ, n’a pas été du goût de Karine Le Marchand, animatrice phare du programme depuis qu’elle en a repris les rênes en 2010 : « Elle a été claire, elle m’a dit que si je faisais ça pour me marrer, ils s’en allaient. Alors je me suis autorisé à rêver… »

Papa de quatre enfants, Éric était à l’époque divorcé depuis huit ans. Si les aficionados d’ADP (le raccourci de L’amour est dans le pré sur les réseaux sociaux) se souviennent de lui, c’est autant pour ces phrases cultes dont lui seul a le secret que pour le « coup de foudre » qu’il a vécu face caméra. Avec sa « Floflo », âgée de 44 ans et mère d’une adolescente, l’alchimie a vite crevé l’écran, motivant même les deux tourtereaux à se dire amoureux après quelques jours seulement. Une fois l’émission terminée, c’est donc logiquement que leur histoire s’est poursuivie, jusqu’à parler mariage. Un scénario pas si rare puisque L’amour est dans le pré revendiquait, en septembre 2016, 68 couples formés, plus d’une dizaine de mariages et 32 bébés.

L’une faisait ça pour passer à la télévision

Mais en cette chaude matinée de juin, c’est bien seul qu’Éric me reçoit. Et à l’évocation de ces deux prénoms accolés sur la pancarte à l’entrée, le regard s’assombrit sans tarder, la gorge se serre. Depuis six mois, voilà l’idylle terminée. « J’ai retrouvé ma copine solitude », sourit tristement le producteur de fruits. Du côté de Bertrand Thizy ou Philippe Bornard, tous deux candidats de la saison 7, le bilan n’est pas plus positif. Le premier, éleveur de vaches laitières et maraîcher à Saint-Didier-sur-Riverie, dans les monts lyonnais, avait entamé une relation avec Justine, l’une de ses prétendantes, mais s’était présenté seul au bilan, enregistré quelques mois après le reste du tournage de l’émission. Philippe, viticulteur à Pupillin dans le Jura, n’avait pas non plus trouvé l’âme soeur. « Parmi les deux femmes que j’ai accueillies, l’une avait clairement un pète au casque et faisait ça pour passer à la télévision », commente-t-il aujourd’hui, pas rancunier pour un sou.

Quand les prés cultivent le célibat

Le célibat, un mal agricole ? En quelque sorte, d’après l’article du sociologue Christophe Giraud, « Là où le célibat blesse. L’estimation du célibat en milieu agricole », paru en 2013. On y découvre notamment que, chez les hommes âgés de 40 à 49 ans, les agriculteurs sur petite exploitation sont 23,6% à n’avoir jamais connu de vie de couple, ceux sur moyenne exploitation sont, pour leur part, 15,9%. Une proportion qui ne s’élève qu’à 8,7% sur l’ensemble de la population française. « Les agriculteurs ont une faible valeur sur le marché matrimonial », développe le professeur à l’université Paris-Descartes. « Surtout parce qu’on a toujours une image d’eux très stéréotypée : on les voit comme des ploucs, peu cultivés, un peu frustes, surtout les hommes. » Les travaux qu’il a menés le montrent : plus l’exploitation est petite, isolée, et plus le niveau d’études est faible, plus le célibat se fait prégnant.

Après une grosse journée de travail au cœur de ses dix hectares de vignes, c’est avec ses fidèles amis Coco et Bruno que Philippe Bornard m’accueille, muni d’une bouteille tout droit sortie de ses fûts et d’un pâté en croûte. « Y’a les copains, mais pas de filles », regrette-t-il, cinq ans après sa participation. Comme Éric, Philippe a eu une première vie amoureuse avant l’émission, « pendant 30 ans », avec la mère de ses deux enfants. Après quelques années à avoir « rencontré des cas avec un grand K », c’est sa secrétaire qui lui a conseillé un jour de participer. Lui n’avait jamais regardé le programme, il lui a dit « vas-y, inscris-moi si tu veux », sans trop savoir dans quoi il s’engageait. « Si j’avais mieux connu le concept, pas sûr que je l’aurais fait. »

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Les agriculteurs font des rencontres mais ils peinent à faire couple

Le célibat des agriculteurs pourrait donc avoir un peu changé de visage. Il est vrai que les statistiques évoquées plus haut et apparaissant dans le travail de Christophe Giraud datent tout de même de 1999. Aujourd’hui, « les agriculteurs font des rencontres », assure le sociologue. « Mais ils peinent à faire couple, à s’installer dans leur relation. » Et leur contexte de vie n’y est pas pour rien : « Un troisième élément influe beaucoup sur le célibat des exploitants, c’est l’environnement familial ». Philippe, Éric ou Bertrand, nos anciens participants à L’amour est dans le pré, ne cherchaient pas une épouse pour les aider sur l’exploitation, mais « quand toute une famille est mobilisée sur une ferme, on attend généralement du conjoint qu’il s’intègre et renonce à son travail, à sa carrière », indique encore l’universitaire. Cette vie, nombre d’hommes ou de femmes ne sont pas prêts à l’assumer.

Une difficulté à bâtir une relation sur la durée que les exploitants imputent également à leurs conditions de travail : « On a un peu l’emploi du temps et les responsabilités d’un cadre, mais pas le salaire », résume Bertrand Thizy. « Ça n’aide pas beaucoup, une espèce de fossé se creuse entre nous et le monde hors agricole. » Philippe, le producteur de vins naturels, est d’accord : « Nous, les viticulteurs, on a quand même une vie moins dure que les agriculteurs, on est certainement moins isolé, mais on vit aussi au rythme de la terre, du ciel, c’est une vie particulière ». Un quotidien qui ne correspond pas forcément à tout le monde et « dont ne se rendent pas compte les prétendantes avant de venir », est persuadé le sexagénaire aux yeux bleus et au sourire charmeur.

« Vous savez, mon métier, c’est un peu ma femme », tente d’imager Éric, le Bourguignon. Si, pour beaucoup de paysans, la vocation vient par obligation de reprendre l’exploitation familiale, ça n’a pas été son cas. « C’est mon grand frère qui devait être agriculteur, pas moi. » Mais ce mordu d’arbres n’a pas voulu lâcher l’affaire et, plant par plant, il est parvenu à vivre de sa passion, après des années à travailler en tant que cantonnier de sa commune. Ce métier, il en est sûr, lui a coûté sa première relation, avec la mère de ses enfants, mais aussi — en partie au moins —, celle qu’il vivait avec Florence, sa prétendante. « L’année 2016 a été catastrophique, cette vie au bord de la banqueroute n’était pas faite pour elle, je n’ai pas voulu lui imposer », développe-t-il, entre deux blagues gentiment goguenardes. « Je suis capable de vivre avec rien, tant que je trouve mes cassissiers et mes pommiers le matin. Je vis dans mon microcosme, ma première femme était déjà partie à cause de ça. »

La solitude, presque un grain de blé

« J’aurais aimé pouvoir avoir une femme, mais je n’ai ni la maison ni les moyens pour… », se désole finalement Éric qui, derrière ses airs de beau parleur un poil butineur, est loin d’être insensible. « La nature me prend tout. » Contraintes horaires, dépendance à la météo, obligation de ne jamais partir trop loin… Autant d’obstacles qui se dressent sur le chemin d’une vie à deux. Quand les agriculteurs ont déjà les moyens d’en arriver jusque-là.

Le viticulteur Philippe Bornard dans sa cave
Vivre d'amour et de vin frais ? Apparemment impossible, pour Philippe Bornard. (Photo CC BY-NC-SA Zoé Baillet)

Véronique Louazel est chargée d’études en santé publique au sein de l’association Solidarité paysans, un réseau d’organisations départementales qui accompagne depuis 30 ans des familles d’agriculteurs en difficulté. Lorsqu’elle a découvert le programme de M6 et ses candidats, la première question qui lui est venue n’était autre que « Mais comment ont-ils pu se libérer ? ». Depuis 2015, elle mène un travail sur la souffrance psychique des agriculteurs après que les membres de l’association ont repéré une « situation dégradée depuis une dizaine d’années ». Or, le lundi soir, les candidats qui se présentent à l’écran dans L’amour est dans le pré n’ont pas grand-chose à voir avec les exploitants qu’elle a pu rencontrer.

S’il vendait ses bêtes, il n’avait plus rien

« Je vais vous parler de ce qu’un monsieur m’a raconté : il a eu des problèmes de santé, il se rendait à ses rendez-vous médicaux en tracteur parce qu’il n’avait pas de véhicule. Il était en redressement judiciaire, alors il n’a pas eu les moyens de faire la dernière mise aux normes qui concernait les exploitations laitières. Conséquence : la laiterie à qui il vendait son lait a fini par arrêter de lui acheter. Et bien pendant deux ans, il a continué à traire ses vaches tous les matins puis à jeter le lait. Parce que s’il vendait ses bêtes, il n’avait plus rien. » Pour des exploitants comme ce monsieur, « L’amour est dans le pré, c’est un autre monde ». Et l’isolement auquel ils doivent faire face dépasse largement le cadre du célibat, tente d’expliquer Véronique Louazel : « Plus que la solitude, c’est un sentiment d’exclusion qui leur coûte. Leur précarité les empêche d’entretenir une vie sociale, ils n’osent pas aller dîner chez des amis parce qu’ils savent qu’ils ne pourront pas rendre la pareille. Et la honte de leur situation les coupe aussi du reste du monde, la question du regard des autres est très pesante pour eux, ils se sentent seuls face à leurs problèmes. »

Au quotidien, dans les médias, les agriculteurs font malheureusement souvent parler d’eux pour les difficultés économiques qu’ils rencontrent. Mais cette réalité-là du mal-être agricole ne trouve aucun écho dans l’émission L’amour est dans le pré. « Les prétendantes ne posent jamais de question sur l’aspect financier, pourtant ça les intéresserait sûrement de savoir, elles pourraient faire demi-tour », veut gentiment interpeller Véronique Louazel.

L’envie d’aimer

Accueillir des caméras chez soi, se livrer à cœur ouvert devant des millions de téléspectateurs, draguer sans aucune intimité… Autant de pratiques qui ne semblent donc pas des plus naturelles pour des exploitants agricoles souvent discrets, amoureux de leurs terres ou de leurs bêtes et ayant peu de choses à voir avec ces jeunes gens assoiffés de gloire et de paillettes que l’on peut retrouver dans d’autres programmes. « C’est vrai que c’est plutôt très original comme concept », rit Bertrand Thizy au téléphone. Mais alors, pourquoi faire appel à L’amour est dans le pré ? Pas pour l’argent, puisque les anciens candidats l’assurent : ils n’ont pas été payés. « Et même, avec les sorties, les activités, les repas, ça nous coûte plutôt de participer ! », indique l’éleveur des monts lyonnais.

En fait, en réponse à ce « Pourquoi ? », les agriculteurs interrogés ont surtout envie de dire « Et pourquoi pas ? ». Bertrand, toujours lui, avait 26 ans en 2012, lorsqu’il a rejoint le casting. « Oui, j’étais jeune mais voilà, je voyais autour de moi mon associé, ma sœur jumelle, retrouver leur famille et leurs enfants le soir. La solitude me pesait », explique le jeune homme, pour autant très entouré et loin de se priver de sorties entre amis. « Finalement, participer à cette émission ou avoir recours à un site de rencontres, ce n’est pas si différent si ? », ajoute Philippe , son verre de « pet’ nat’ », ou vin pétillant naturel, à la main. Pour les deux participants, le principal était de pouvoir faire des rencontres sans avoir à bouger de chez eux, ou presque.

Photo d'un champ en Côte-d'Or, en face de la propriété d'Éric Méot, ancien candidat de L'amour est dans le pré
L'émission « L'amour est dans le pré », bon point pour nos campagnes ? (Photo CC BY-NC-SA Zoé Baillet)

Plusieurs années après leur participation, Bertrand Thizy, Philippe Bornard et Éric Méot le disent tous les trois : si on leur proposait une seconde fois, il ne regoûteraient pas à ADP. Parce que l’après, même s’il peut avoir un petit effet bénéfique sur les ventes, reste compliqué à gérer. « Nous, on se découvre, et tout le monde nous regarde. C’est un travail sur soi-même mais en public en fait », analyse Éric. Pour Bertrand, c’est surtout lorsqu’il a entamé une nouvelle histoire loin des caméras que le tribut a été quelque peu lourd à payer : « J’avais cette émission qui me suivait un peu, vous imaginez votre belle-famille tape votre nom sur Internet et là vous avez déjà toute une histoire qui vous suit, des photos qui sont toujours visibles, c’est compliqué… Surtout pour la personne qui vit avec vous. » L’éleveur en est convaincu : sa participation à l’émission n’y est pas pour rien dans sa dernière rupture. « Ce concept nous apporte quantité de choix, mais dans la masse, comment trouver la bonne ? », interroge quant à lui Philippe qui, l’année de sa participation, dit avoir reçu chez lui près de 300 courriers par semaine.

Les agriculteurs sont comme nous

Bref, pas de second round pour les trois ex-candidats. Pour autant, ils l’affirment sans détour : L’amour est dans le pré, c’est un vrai service rendu aux agriculteurs. À tous ceux qui se trouvent isolés, et à tous ceux qui, mine de rien, ont depuis construit un foyer. « Bien sûr, M6 est aussi là pour faire de l’audience, ils veulent de l’action, le truc qui pourrait faire un peu le buzz », commente Bertrand, pas dupe. « Mais rien n’est mis en scène, rien n’est joué deux fois », complète Philippe. Chez les trois anciens participants, le même mot revient : la bienveillance. Le sociologue Christophe Giraud les rejoint, saluant pour sa part, un programme qui, « après avoir débuté dans le stéréotype et donné à voir des personnages qui prêtaient au rire, s’attache désormais à faire tomber cette image de l’agriculteur archaïque, coincé dans sa ferme, peu cultivé et connaissant la misère sexuelle. »

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Lui qui a plus d’une fois regardé l’émission trouve qu’elle « offre une vision plutôt diversifiée du monde agricole et bien plus positive que l’image d’Épinal que l’on peut en avoir. » Comment ? En montrant tout simplement que, même isolés dans leurs campagnes et leurs exploitations, avec une vie très différente du citadin lambda, « les agriculteurs sont comme nous : ils rêvent d’amour. »

— Journaliste

On me reproche souvent d’être trop curieuse, alors j’ai fait en sorte que mon métier soit de poser des questions. Depuis, j’en profite au quotidien pour apprendre de l’autre et tenter de mieux cerner notre société et ses enjeux.

La Fabrique de l'info

« You’re beautiful, you’re beautiful it’s true ». Oui, je l’avoue, je fais partie de millions de personnes qui chaque lundi soir, à l’écoute de ce générique (certes, il a changé maintenant, mais je n’ai pas envie de l’accepter !), s’affalent dans leur canapé pour se délecter de L’amour est dans le pré. « Mais cette émission, on est d’accord, tu la regardes pour te moquer des agriculteurs ? », me diront mes détracteurs. Personnellement, je n’ai pas l’impression, mais je dois avouer que je ne me suis jamais vraiment penchée sur les raisons de mon appétence pour ce programme.

Non, par contre, ce que je me suis souvent demandé, c’est comment tous ces agriculteurs pouvaient, un soir, décider de prendre un crayon, un bout de papier et demander à ce que des caméras débarquent chez eux pour les filmer en train de tenter de conclure (comme Jean-Claude Dusse). Ni une ni deux, j’ai donc profité du lancement de la nouvelle saison pour proposer mon article à la rédaction et aller rencontrer ceux que je regardais, il y a quelques années, à la télé. Je dois dire que je ne m’attendais pas moi-même à soulever autant de questions (importantes) avec un simple programme de téléréalité.

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