Mont-Blanc : la sécurité au bout du tunnel

Le 24 mars 1999, un camion prenait feu dans le tunnel du Mont-Blanc. À sa suite, des dizaines de véhicules s’embrasaient à leur tour, ôtant la vie de 39 personnes. Un grave incident qui aura marqué l’esprit des Français, mais aussi celui des professionnels des tunnels, amenés à repenser profondément la sécurité de ces ouvrages.

par Zoé Baillet
3 min
Photo de l'entrée du tunnel du Mont-Blanc, côté français.
La sécurité des tunnels pose des montagnes de questions. (Photo CC BY-SA Christophe Jacquet)

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53 heures de flammes, 36 véhicules brûlés, 39 personnes décédées, 3 ans de travaux nécessaires avant sa réouverture. Le 24 mars 1999, un incendie hors-norme a ravagé le tunnel du Mont-Blanc, remettant en question la sécurité de l’ouvrage. Dix-huit ans plus tard, une telle catastrophe pourrait-elle encore survenir ? L’imprévu est allé poser la question à Marie-Noëlle Marsault, chef du pôle sécurité du Centre d’études des tunnels (CETU).

Il a fallu 53 heures pour maîtriser l’incendie du tunnel du Mont-Blanc. C’est long non ?

Les conditions de l’incendie ont été très pénalisantes. Le camion belge qui a pris feu transportait neuf tonnes de margarine qui ont brûlé comme de l’huile. Ses parois frigorifiques dégageaient des fumées très toxiques. Le vent de fœhn qui soufflait et le fait que l’incendie se soit déclaré dans la partie centrale du tunnel ont également compliqué l’intervention des secours.

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— Journaliste

On me reproche souvent d’être trop curieuse, alors j’ai fait en sorte que mon métier soit de poser des questions. Depuis, j’en profite au quotidien pour apprendre de l’autre et tenter de mieux cerner notre société et ses enjeux.

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Ayant grandi pas très loin des Alpes, l’incendie du tunnel du Mont-Blanc fait partie des catastrophes qui ont (particulièrement) marqué mon enfance. Encore aujourd’hui, lorsque j’emprunte l’une de ces routes creusées dans la montagne (je ne suis pas très tunnels urbains), il peut m’arriver d’y repenser. Des interrogations me traversent alors l’esprit, comme « Et si la porte de l’abri est verrouillée ? » ou « La borne de secours, on est sûr qu’elle fonctionne ?! ».

Plutôt que de continuer à nourrir ma psychose, je suis allée en apprendre plus auprès de Marie-Noëlle Marsault, chef (ou cheffe ?! Une question qui nous taraude à L’imprévu) du pôle sécurité du Centre d’études des tunnels. Vous saviez qu’avant 1999, on procédait à très peu d’exercices de sécurité ?! Rassurez-vous : désormais, plus question de lésiner.

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