L’Avant-Veille de l’hiver 2017

Après l’automne, place à l’hiver et à son lot de marronniers : en amont de la campagne présidentielle qui s’annonce, certains sujets restent d’actualité alors qu’on les croyait définitivement clos. À commencer par l’homophobie dont font preuve certains hommes politiques.

par La rédaction
2 min

Morsures de chats et frites froides à la barre

Devant le tribunal de grande instance de Versailles, une sexagénaire des Yvelines réclame à son ancien compagnon 16 000 euros d’indemnisation. En cause ? Son chat ! Cette chauffeuse de taxi assure que les morsures et griffures du félin, appartenant à l’ex-mari, lui ont causé d’importants dommages. Elle invoque un arrêt de travail de plusieurs jours ainsi qu’un véritable « préjudice esthétique », rapporte Le Parisien.

La justice, qui entendait ce mardi 14 mars le propriétaire du matou, devrait rendre sa décision le 28 avril prochain.

La frite de la discorde

Débordés et confrontés à des problèmes de moyens, les tribunaux deviennent régulièrement le théâtre d’échanges incongrus, autour d’affaires aussi cocasses que véridiques. En janvier 2008, Le Figaro racontait par exemple l’improbable mésaventure d’une Rémoise de 38 ans, qui avait décidé d’attaquer l’enseigne Quick. Et lui réclamait pas moins de 50 000 euros de dommages et intérêts.

Une assiette de frites et du ketchup
La frite, coupable idéal ? (Illustration CC BY Sinchen.Lin)
Son pied droit aurait glissé sur une frite qui traînait sur le sol

« Samedi 22 décembre 2007. Il est environ 19h15 lorsque Nicole Borgnon entre dans un restaurant Quick de Reims », raconte le quotidien, « son pied droit aurait glissé sur une frite qui traînait sur le sol. Nicole chute très lourdement. » Cette scène, digne d’un bêtisier, ne fait pas rire la plaignante. Blessée, elle se retrouve « en effet transportée d’urgence au CHU de Reims où elle est opérée le lendemain », retrace Le Figaro.

« On m’a prévenue : vous ne travaillerez pas avant un an », témoigne cette mère de quatre enfants, venue ce jour-là récupérer les menus commandés par sa petite famille. Les médecins craignent alors des séquelles qui pourraient perdurer à vie. Devant cette situation, Nicole Borgnon se tourne vers la justice. Elle se met en quête d’un avocat et finit par en trouver un, Me Emmanuel Ludot. « Spécialiste du vice de forme », précise Le Figaro, « ce dernier a aussi été l’un des vingt avocats du comité mandaté par la famille de Saddam Hussein pour défendre le dictateur déchu. » Improbable mais vrai.

Quick se défend de tout dérapage

Le géant du fast-food conteste formellement la version des faits de la plaignante. Le quotidien rapporte ainsi les propos de la manager du restaurant : « Le sol était mouillé à l’extérieur car il pleuvait et c’est sans doute à cause de cela que cette dame a chuté […] Elle s’est mal essuyé les pieds », lance-t-elle, affirmative.

Entre Quick et la malheureuse victime, difficile de s’entendre et le sentiment d’observer de la friture sur la ligne. Quelques mois plus tard, l’enseigne de restauration rapide sera finalement innocentée, faute d’éléments suffisants pour caractériser la chute.

Dans l’affaire des morsures, la défense a elle aussi préparé ses arguments. « Ce chat est un être émotif », souligne l’avocate de son propriétaire. Suffisant pour retomber sans encombres sur ses pattes ?

Retrouvez l’article du Figaro publié le 11 janvier 2008 en intégralité sur le site du quotidien

Thomas Deszpot 

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