L’émission Strip-tease rhabillée par la télé

Née en Belgique en 1985, l’émission de documentaires Strip-tease avait rapidement traversé la frontière pour s’installer dans la grille de France 3. Sans voix off ni fioriture, elle a marqué une génération de téléspectateurs avant de s’arrêter en 2012. Au milieu de programmes de plus en plus scénarisés et formatés, Strip-tease faisait figure d’objet télévisuel anachronique. Sa disparition des antennes illustre certaines des évolutions du petit écran, marquées, entre autres, par la télé-réalité.

par Thomas Deszpot
11 min
Une aquarelle de femme allongée
Effeuillage, variation n°1 (Illustration CC-BY Eleazar Fuentes)

Quand Strip-tease revient sur France 3 au début de l’été 2012, après une saison de pause, les critiques pleuvent. L’émission de documentaires est violemment attaquée après la diffusion d’un épisode intitulé « Recherche bergère désespérément ». Fidèle à ses habitudes et à la recette qui a fait son succès durant vingt ans, Strip-tease présente une tranche de vie crue, sans fard ni voix off.

À l’écran, Damien, un agriculteur introverti, filmé dans un coin de campagne anonyme. Sa famille, grands-parents en tête, souhaite lui trouver une compagne, n’hésitant pas à faire appel à une entremetteuse. Débarque alors une jeune femme roumaine, dont le malaise se propage jusqu’au téléspectateur. 52 minutes d’incompréhension, de détresse mutuelle entre les protagonistes, qui agitent internautes et commentateurs. Les critiques récurrentes qui ont accompagné la vie de l’émission depuis les premières diffusions sont ici condensées. Strip-tease est accusée  de « manipuler des faibles pour en faire des phénomènes de foire », de les «livrer en pâture à des CSP+ en mal de télé-réalité ». Sur le forum de l’émission, beaucoup se disent choqués.

Nous avons filmé tous les milieux sociaux

Du côté des réalisateurs non plus, ce sujet n’a pas fait l’unanimité. Collaboratrice de Strip-tease, Isabelle Sylvestre considère aujourd’hui qu’il s’agissait d’une « erreur » quand on la relance sur le sujet. Son confrère Didier Lannoy explique pour sa part l’avoir trouvé « limite », à l’instar d’autres épisodes diffusés lors de saisons précédentes. Il admet avoir parfois désapprouvé les choix éditoriaux des producteurs mais juge injustes certains reproches. Le mépris de classe imputé à l’émission lui semble absurde : « Les gens ont souvent surinterprété, il ne faut pas oublier que nous avons filmé tous les milieux sociaux. Personnellement, j’ai fait le portrait d’un préfet, mais d’autres se sont penchés sur des députés ou des notaires. »

Une aquarelle de femme allongée
Effeuillage, variation n°2 (Illustration CC-BY Eleazar Fuentes)

France 3 n’ayant jamais communiqué autour de l’arrêt de Strip-tease, il serait facile d’établir un lien entre la polémique de juillet 2012 et sa disparition de l’antenne. Les motifs de rupture sont pourtant à chercher ailleurs selon les producteurs et réalisateurs. Ils indiquent, presque à l’unisson, que l’émission était en sursis depuis plusieurs années. Sollicité, le patron de la chaîne à l’époque, Thierry Langlois, n’a pas souhaité s’exprimer. Tout juste peut-on considérer cet épisode controversé comme symbolique des clivages instaurés par Strip-tease, qui, durant 20 ans, a secoué le petit écran.

Filmer la comédie humaine

À chaque rentrée télévisuelle, un grand chambardement des grilles rythme la vie des chaînes. Strip-tease n’y a pas échappé. Dans sa tombe, l’émission a emporté les souvenirs d’environ 850 épisodes. Une décision éditoriale qui a marqué l’extinction d’une vision singulière de la télé et du documentaire. « La complicité des réalisateurs avec les gens qu’ils filmaient était unique », assure Véronique Frégosi, la productrice française de l’émission, aujourd’hui retraitée. En 1992, c’est elle qui avait fait des pieds et des mains pour importer l’émission dans l’Hexagone.

Parfois on en rigole, c’est sûr, mais ça pousse à s’interroger

Sous l’impulsion de deux complices au sein de la RTBF – Jean Libon et Marco Lamensch -, le concept a vu le jour en Belgique en 1985. Leur idée ? Filmer « la comédie humaine », aller à la rencontre de personnages singuliers, retranscrire leur part de folie et de banalité. Le dispositif télévisuel joue un rôle prépondérant : l’absence de voix off et la présence du réalisateur au plus près de ses sujets instaurent une proximité qui flirte avec l’intime.

« C’était une forme de sociologie », estime Véronique Frégosi, « pas du Bourdieu bien sûr, mais je suis persuadée que certaines situations l’auraient inspiré ». Le réalisateur Didier Lannoy, qui a tourné plusieurs années pour l’émission, résume ainsi sa démarche : « Il fallait trouver une situation qui sorte de l’information directe, qui soit un peu intemporelle, mais qui pose des questions de société. Parfois on en rigole, c’est sûr, mais ça pousse à s’interroger. »

Dès sa création, le programme a pourtant suscité de vives critiques. Il a ainsi été accusé de symboliser une télévision bourgeoise ou de tourner sciemment en ridicule des personnages naïfs par un montage implacable. Les réalisateurs ont toujours réfuté ces arguments, arguant qu’ils filmaient tout autant les notables que les « petites gens ».

Source : ina.fr

Les caméras cachées étaient rigoureusement bannies, le consentement du sujet étant un prérequis pour tourner. L’identité de Strip-tease s’est également construite sur des procédés narratifs et de réalisation singuliers. Mouvements de caméra sobres, silences fréquents, un parti pris qui est devenu au fil des années une véritable curiosité à la télévision française et sur le service public.

Avec France 3, je t'aime moi non plus

L’épisode controversé de juillet 2012 a-t-il scellé le sort de Strip-tease sur France 3 ? La productrice Véronique Frégosi estime que la chaîne a en partie utilisé la polémique pour tourner une page et obtenir le scalp de l’émission. L’épilogue d’une relation houleuse qui se dégradait depuis une décennie. « Vous savez, à France 3, ils haïssaient Jean et Marco [les deux créateurs belges de l’émission, NDLR]. C’est une façon de faire de la télévision dont ils ne veulent plus. […] Les dix dernières années, les relations étaient épouvantables. » Selon elle, Strip-tease aurait été en partie victime de son « impertinence », les derniers responsables de « la 3 » n’appréciant guère son côté « poil à gratter » et les petites polémiques qui ont accompagné certaines diffusions.

Une aquarelle de femme soulevant une jupe
Effeuillage, variation n°3 (Illustration CC-BY Eleazar Fuentes)

Réalisatrice, Isabelle Sylvestre a tourné plusieurs épisodes diffusés en France. Le dernier datant de 2005 : « C’était selon moi à la fin d’une période où l’on était assez libre, où les sujets pouvaient assumer une portée critique. » Elle a constaté une forme de rupture : « J’ai le sentiment que la chaîne a essayé d’opérer un plus grand contrôle. Pas mal de mes sujets ont été refusés : on a voulu éliminer ce qui était trop critique ou trop militant. »

Si Strip-tease comptait son lot de détracteurs dans les coulisses de la chaîne, des responsables comme Muriel Rosé l’ont toujours défendue. Cette ancienne membre du service des programmes de France 3, chargée des documentaires et des magazines jusqu’en 2012, se désole de l’anonymat dans lequel a disparu l’émission. Un arrêt en partie motivé, selon elle, par des raisons économiques. « Les coûts de production étaient considérables », insiste-t-elle. Outre le temps que nécessitent les tournages (parfois étalés sur plus d’un an pour un seul épisode), « On sillonne la France, on envoie des équipes, les réalisateurs retournent sur place, parfois ne ramènent pas grand-chose. Dans ces cas-là, on jette. C’était une émission où l’on jetait beaucoup. »

L’aléatoire à la télévision, ce n’est pas bon

Des coûts importants, donc, ainsi qu’une programmation maladroite. « C’est ce qui l’a tuée », estime Muriel Rosé. D’un rendez-vous mensuel, la diffusion s’est ensuite déroulée par salves, adaptant au documentaire le principe des séries. L’intéressée fustige également les multiples changements d’horaires qu’a connus Strip-tease, repoussée progressivement en toute fin de soirée : « L’aléatoire à la télévision, ce n’est pas bon. Vous détruisez la notion de rendez-vous. »  Les derniers épisodes sont ainsi passés à l’antenne après le « Grand Soir 3 », peu avant minuit.

Une anecdote illustre à elle seule les rapports compliqués et les incompréhensions entre les producteurs de Strip-tease et leur diffuseur. En janvier 2012, les deux créateurs de l’émission sont invités à Biarritz, pour y recevoir une distinction honorifique. « Le numéro un de France 3 [Thierry Langlois, NDLR] était dans la salle », raconte Jean Libon, « mais je ne l’ai su que six mois plus tard : il n’est pas même venu nous saluer. » Un manque de reconnaissance ? Muriel Rosé n’est pas d’accord. L’ex-directrice des documentaires, présente elle aussi ce jour-là sur la côte basque, livre une version des faits un brin différente : « Le patron de la chaîne attendait désespérément qu’ils citent France 3, mais pas une fois ils ne l’ont associée à leur prix… France 3 n’existait pas dans leur bouche ». Avec des regrets dans la voix, elle conclut : « Ça n’a pas été bon pour eux, malheureusement ça a joué. »

Les mutations de la télé

Au-delà des oppositions entre producteurs et diffuseurs, l’arrêt de Strip-tease illustre une évolution progressive de la télévision. « Elle a beaucoup évolué entre le moment où l’on a commencé, en 1985, et aujourd’hui », assure Marco Lamensch, l’un des deux « papas » de l’émission. « Je ne crois pas que l’on puisse encore faire quelque chose comme Strip-tease maintenant. Dès que les gens voient une caméra, une étincelle brille dans le fond de leurs yeux. Ils imaginent voir la célébrité ou la fortune débarquer… Quand nous avons commencé, il fallait convaincre les gens de se laisser filmer. » Et de conclure : « Le rapport à la télévision a totalement changé. »

Une aquarelle de femme jouant du piano
Effeuillage, variation n°4 (Illustration CC-BY Eleazar Fuentes)

Son comparse Jean Libon est du même avis. « Vous êtes maso ! », lance-t-il, pouffant lorsqu’on lui propose d’évoquer les évolutions de la télé. « Aujourd’hui dans le documentaire, tout doit être écrit à la manière d’une fiction », regrette-t-il, « ce qui m’intéressait, c’était l’anecdote pas anecdotique, avec laquelle on touchait parfois à des sujets universels. »

Sur fond de contexte économique tendu, le producteur belge décrit une certaine frilosité de la part des diffuseurs. Un besoin de contrôle compréhensible à certains égards (les chaînes s’engagent financièrement et prennent ainsi des risques), mais à des années-lumière du fonctionnement de Strip-tease. Pour le dépeindre, Jean Libon use de la métaphore : « Quand vous partez sur un sujet, vous savez que c’est comme une savonnette, il peut vous glisser entre les mains. » Une production parfois « hasardeuse » – il le reconnaît -, dont France 3 ne voulait plus. « C’était une émission qui leur échappait : ils ne s’occupaient pas de la programmation, du choix des sujets, pas non plus de la façon dont ils étaient écrits… Je pense qu’ils ne le supportaient pas. »

Les médias sont pris dans le flux, c’est un robinet de son et d’image

L’émission tranche avec les formats qui s’imposent actuellement à l’écran. À la télévision aujourd’hui ? « Il n’y a pas de silence, on sature l’espace. Les médias sont pris dans le flux, c’est un robinet de son et d’image », lance Virginie Spies. Sémiologue, elle dissèque les programmes télévisuels et leurs mécanismes. « On ne peut pas capturer le public comme le fait le cinéma », assure-t-elle, « il faut garder son attention pour qu’il reste et qu’il revienne après la publicité. » Un rythme effréné et des procédés narratifs que cette téléspectatrice avisée, enseignante à l’université d’Avignon, retrouve particulièrement sur la chaîne NRJ12 : « C’est intéressant à observer : dans ces émissions hyper voyeuristes  [elle fait notamment référence à Tellement vrai, NDLR], on a droit à un cliffhanger tous les quarts d’heure. On accompagne sans cesse le téléspectateur. »

Scénarisation des témoignages à outrance, rythme très soutenu, montage incisif… Si nous sommes ici bien loin des productions documentaires, il ne faut toutefois pas négliger l’influence de ces programmes sur l’oeil de tous ceux qui les regardent. Les codes de la télévision évoluent avec les époques, marqués notamment par l’arrivée de la télé-réalité.

Des regards contaminés

En s’affranchissant du côté didactique qui accompagnait d’ordinaire le documentaire, Strip-tease acceptait que son message soit incompris par une partie du public. Un risque accentué avec l’apparition de nouvelles émissions dans les années 2000, mettant en scène des personnages extravagants et excessifs. Dans Secret story ou Les Ch’tis vs. les Marseillais, seules les plus fortes personnalités sont retenues. L’assurance de multiples « clashes » qui feront bondir l’audimat. Jadis cantonnés à Strip-tease, les maris jaloux et autres fans de tuning sont quant à eux les stars de programmes tels que Confessions intimes. Ici, nulle prétention documentaire, les protagonistes sont au coeur d’un dispositif télévisuel qui vise à divertir. Quand ce n’est pas à moquer.

Une confusion des genres qu’a subie Strip-tease et que Daniel Schneidermann analysait en 2012 pour Libération. Le journaliste, fondateur du site Arrêt sur Images, écrivait alors : « La télé-réalité aurait contaminé les regards. En montrant à longueur d’émission des nains, des obèses et des tatoués, en installant des paroles banalisées de freaks multiformes au centre de l’émission, il est possible que les émissions-confessions de la TNT aient aussi banalisé le principe de Strip-tease, lui rendant plus difficile de se réfugier derrière son antériorité et sa propre sincérité artistique. »

Ce constat laisse perplexe Pierre Carles. Réalisateur, il a tourné 10 épisodes pour l’émission de 1993 à 1998 et estime que Strip-tease a instauré, sans le vouloir, les prémices de la télé-réalité. Il s’explique : « Il y avait tout et n’importe quoi. En dehors de l’unité formelle, on a parfois vu des réalisateurs filmer l’intimité de couples, des endroits où l’on n’avait, à mon avis, rien à faire en tant que spectateur. »

Une aquarelle de femme allongée
Effeuillage, variation n°5 (Illustration CC-BY Eleazar Fuentes)

Qu’ils aient été inspirés ou non par Strip-tease, « ces programmes nous ont fait du tort, c’est certain », tonne Jean Libon, qui se souvient de coups de fil répétés passés par les équipes de Jean-Luc Delarue. « À une époque, ils nous appelaient pour obtenir le contact de certains intervenants », raconte l’ancien producteur de Strip-tease. Si voir son concept en partie récupéré peut s’avérer flatteur pour un créateur, le duo belge était loin de le considérer comme un hommage. « Le gros problème, c’est qu’ils n’ont pris que le premier degré ! », s’exclame Jean Libon, « de notre côté, nous étions au deuxième ou troisième degré… ».

Pour dépasser ce strict premier degré dans leurs documentaires, les deux créateurs ont défendu s’appuyer sur l’intelligence du téléspectateur, ce qui justifiait par ailleurs l’absence de commentaire. Un postulat que le sémiologue François Jost analyse avec réserve : « Les créateurs de Strip-tease sont les mêmes qui ont diffusé un faux journal à la télévision belge. C’est délicat, car on ne regarde pas la télé comme on l’analyse à la fac. Beaucoup de gens s’étaient fait avoir. » Le professeur en sciences de l’information et de la communication poursuit : « Je trouve qu’il y a là un peu de mauvaise foi [à se réfugier derrière l’intelligence du public, NDLR]. Ça rejoint l’idéologie de nombreux journalistes qui pensent que les images parlent d’elles-mêmes. D’un point de vue sémiologique et épistémologique, c’est totalement faux. »

Maintenant, à la télévision, il faut que les gens rentrent dans des catégories

Pour François Jost, l’un des mérites de Strip-tease est d’avoir montré à l’écran des personnes ordinaires. Un choix assez commun en 1985, année de sa création, mais qui est devenu une exception au fil des ans. « Maintenant, à la télévision, il faut que les gens rentrent dans des catégories, comme dans la fiction. Ils deviennent remplaçables. » Une forme de casting qui s’appuie le plus souvent sur des stéréotypes exacerbés : le Marseillais fort en gueule et fan de football, l’adolescente obèse mal dans sa peau et rejetée par ses camarades, etc. Si les créateurs de Strip-tease mettaient en lumière la « comédie humaine » par le biais de monsieur et madame tout le monde, le sémiologue estime que beaucoup d’émissions filment désormais le « zoo humain ». D’où son constat, assez sévère : « On s’aperçoit aujourd’hui qu’à l’écran, on ne voit presque plus d’ouvriers dans leur vie de tous les jours. Je ne parle même pas des paysans, présents uniquement lorsqu’ils barrent les routes. [ou pour trouver une compagne dans L’amour est dans le pré, NDLR] De nombreuses catégories sociales ne sont jamais représentées. »

Pour leur redonner une visibilité sur nos écrans, il ne faudra plus compter sur Strip-tease. Un temps annoncé, son retour ne s’est finalement pas concrétisé et tient aujourd’hui de l’utopie. Jean Libon admet d’ailleurs qu’il n’aurait pas l’énergie de relancer la machine si, d’aventure, on le lui proposait. Une hypothèse improbable au regard des récentes évolutions de France 3. Entre le remplacement de Julien Lepers à la tête de Questions pour un champion, la refonte de Thalassa et la suppression de 30 millions d’amis, la chaîne s’est attaquée à plusieurs programmes « historiques ». Une cuisine interne qui s’affranchit des vieilles recettes.

— Journaliste

J’ai commencé à lire sur des boîtes de céréales, à écrire sur les pages à gros carreaux d’un cahier mal tenu. Une fois les mots apprivoisés, j’ai voulu les partager : quelques années plus tard, ils sont devenus mon métier.

La Fabrique de l'info

C’est avant tout grâce à Internet que j’ai (re)découvert Strip-tease. Les nombreux épisodes qui circulent sur les plateformes vidéo et les réseaux sociaux entretiennent encore aujourd’hui sa mémoire. Au hasard d’un visionnage, je me suis demandé si les diffusions continuaient, surpris de n’avoir plus entendu parler de l’émission depuis le tollé de 2012. Aucun article de presse n’évoquant sa déprogrammation, j’ai cherché à en comprendre les raisons.

Au fil des mes recherches et des interviews, j’ai découvert une façon singulière de penser la télévision et le documentaire, assez éloignée des standards habituels et des productions récentes. Il m’a semblé utile de raconter cette histoire, qui dit autant de Strip-tease que des évolutions de la télé.

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