Thomas Deszpot

Journaliste

Thomas est journaliste et cofondateur de L’imprévu. Au sein de la rédaction, il s’occupe au quotidien des sujets liés au numérique. Lorsqu’il n’est pas en train d’écrire, il dispense des formations auprès de différents médias à travers la France. Passé par OWNI ou Sud Ouest, il intervient à ses heures perdues auprès des étudiants de l’université Panthéon-Assas à Paris.

economie numerique

Dans la lignée de Xiaomi, le « made in China » tourne progressivement la page du toc

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Devenue l’atelier du monde en quelques décennies, la Chine veut aujourd'hui transformer son économie et miser sur l’innovation. L’arrivée en France des smartphones Xiaomi n’a donc rien d’anecdotique : voici venu le made in China 2.0.

Encore méconnu en France, le constructeur de téléphones chinois Xiaomi a officialisé en cette fin mai son arrivée dans l’Hexagone. Aux consommateurs qui découvrent la marque, les médias expliquent qu’elle est souvent comparée à Apple, « pour le design de ses smartphones et la ressemblance de ses magasins physiques avec les célèbres Apple Store ». Née il y a moins de dix ans, Xiaomi s’étend aujourd’hui dans 75 pays et peut s’enorgueillir d’être le 4e vendeur mondial de téléphones portables.

Pour grignoter des parts de marché à Samsung, LG, Nokia ou Sony, l’entreprise basée à Pékin mise sur une politique tarifaire agressive qui lui vaut parfois d’être qualifiée de « low cost ». Malgré des prix peu élevés, le constructeur cherche à proposer des produits de qualité, fortement inspiré de la concurrence japonaise, américaine ou coréenne.

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numérisation

Pour embrasser le numérique, certains choisissent la langue

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Sur les stores, certaines applications sont payantes, assurant une source de revenus aux développeurs. La majorité reste néanmoins gratuite, et se finance grâce à diverses fonctionnalités additionnelles proposées en suppléments. Leçons disponibles hors ligne, analyse détaillée des résultats d’apprentissage, déblocage de vidéos mettant en scène des locuteurs locaux… Il s’agit en général d’abonnements mensuels, accessibles pour quelques euros.

Créée en 1929, la méthode Assimil est devenue incontournable sur le marché. C’est elle qui a rendu célèbre la citation « My tailor is rich », présente dans le premier cours des leçons d’anglais. Aujourd’hui, la méthode est déclinée dans une centaine de langues et selon la société, « 40 millions de personnes dans le monde ont appris ou apprennent une langue avec Assimil ».

La particularité de Reverso est de proposer des traductions à partir de mots et de phrases issus de textes officiels. L’utilisateur peut ainsi voir dans quel contexte il a été utilisé et choisir la meilleure traduction en fonction du message qui est le sien. Utilisé en complément d’autres outils de traduction, le site permet d’obtenir de très bons résultats.

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Avec la généralisation progressive de l’informatique, d’Internet, puis des smartphones, l’apprentissage des langues a changé de visage. Porté par le développement des applications web et mobile, le numérique donne plus que jamais de la voix.

Le 1er juin, nous fêterons un premier anniversaire quelque peu… Particulier. Celui d’un discours, prononcé par Emmanuel Macron à l’occasion du retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat. « Make our planet great again », lançait en anglais le président de la République – un tacle appuyé à son homologue américain Donald Trump. Une première également puisque jamais un chef d’État de la Ve République n’avait réalisé une allocution depuis l’Élysée dans une langue étrangère.

Ces images ont fait le tour du monde et des médias. En France, les observateurs ont retenu le culot du jeune président, mais ont aussi commenté en longueur le choix de s’adresser au public anglophone directement dans sa langue. Si abandonner quelques instants le français peut paraître assez anecdotique, il faut garder à l’esprit que dans l’Hexagone, les compétences linguistiques restent pour le moins limitées pour une grande partie de la population. Une étude de 2012, une des plus importantes jamais réalisée, classait en effet les lycéens français en fin de cortège à l’échelle continentale.

Facebook

Facebook, Snapchat : sans les bourses, ils seraient impuissants

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Les grands noms de la « tech » ont besoin de financements considérables pour se développer. Des sommes qu’ils obtiennent en bourse avec plus ou moins de réussite, comme en témoigne la récente dégringolade de l’action Snapchat, qui n'est pas sans rappeller les débuts houleux de Facebook au Nasdaq.

Il y a à peine plus d’un an, Snapchat débarquait en bourse. Une introduction sur les marchés financiers logique, alors que l’application revendiquait plusieurs centaines de millions d’utilisateurs à travers le monde. Depuis, le montant d’une action « Snap Inc » a presque perdu la moitié de sa valeur. En ce début de mai, l’entreprise a connu un important soubresaut, voyant son cours chuter de 10%. La faute, semble-t-il, à « des résultats trimestriels inférieurs aux attentes », comme l’indique la presse économique.

Ces turbulences envoient des signaux négatifs aux investisseurs et traduisent l’incertitude qui entoure l’avenir de nombreux acteurs de la Silicon Valley. Pour Snapchat comme Facebook, une présence en bourse fait pourtant figure de passage obligé, permettant d’obtenir des sommes considérables, indispensables pour se développer. Malgré plusieurs années consécutives de déficit, il faut rappeler que la firme de Mark Zuckerberg a investi sans compter pour assurer sa croissance. Les milliards récoltés au Nasdaq ont donné au réseau social les moyens de croître et de pérenniser son modèle, puisqu’il parvient aujourd’hui à dégager d’importants bénéfices.

À l’instar de Snapchat aujourd’hui, Facebook a connu une série de péripéties en s’aventurant dans le monde indomptable de la finance. Des galères qui ont d’ailleurs débuté dès les premiers jours, au moment de sa fameuse introduction. Un épisode qui offre sans doute quelques clés pour entrevoir le futur de « Snap » et comprendre l’instabilité qui caractérise son cours.

Gardons le contact

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1er mai : pétitions et « clictivisme », l’autre visage des mobilisations

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Alors que les syndicats rêvent d’une convergence des luttes et profitent du 1er mai pour mettre en avant leurs revendications, les mobilisations se déclinent en ligne. Le succès des pétitions illustre ces nouvelles formes d’activisme, même si leur impact reste discuté.

Rendez-vous traditionnel et incontournable pour les organisations syndicales, le 1er mai s’inscrit cette année dans la continuité d’un printemps social agité. Cheminots, personnel des Ehpad, fonctionnaires, étudiants et retraités, ce mouvement national fait écho à celui qui agitait le pays il y a deux ans. En février 2016, le projet de loi El Khomri cristallisait en effet les tensions et se traduisait par des manifs à répétition. Une mobilisation dans la rue qui s’est accompagnée de son pendant numérique.

« Loi travail : non, merci ! », « Salarié.e.s ou non : cette réforme nous concerne toutes et tous ! Interpellez la ministre du Travail et demandez-lui de renoncer à ce projet. » Par ces mots, des militants associatifs et syndicalistes espéraient mobiliser l’opinion. Leur pétition en ligne, largement relayée, a battu des records : elle a recueilli 1 363 179 signatures sur la plateforme Change.org à sa clôture, quelques semaines plus tard.

Le site Change, qui a passé il y a peu la barre des dix millions d’inscrits en France, s’est développé dans le monde entier. Il n’est pas seul du genre, puisque d’autres acteurs tels qu’Avaaz.org ou Mesopinions.com permettent également aux internautes de s’engager. Cette forme d’activisme en ligne, parfois surnommée le « clictivisme », a vu le jour au début des années 2010 et se voit encouragée par l’essor des réseaux sociaux. De quoi offrir aux citoyens un outil supplémentaire pour alerter les autorités.

Soutenue par l’Agence du numérique, une étude dévoilée l’an passé a porté sur « les usages numériques des Français et le pouvoir d’agir ». Elle a notamment permis d’illustrer la démocratisation de la pétition en ligne, devenue courante pour les internautes.

numérisation

Pour payer ses impôts en ligne… Encore faut-il une ligne !

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Le lancement des déclarations d’impôts ? Nous y voilà ! Sans doute faites-vous partie de ces Français qui réalisent leurs démarches en ligne. À mesure qu’elles se généralisent et deviennent obligatoires, ne vont-elles pas creuser une fracture numérique au sein de la population ?

En attendant l’arrivée du prélèvement à la source en janvier 2019, la campagne de déclaration 2018 des impôts vient d’être lancée ce 10 mars. Opter pour la traditionnelle version papier préremplie reste toujours possible, même si un nombre croissant de contribuables se tournent désormais vers Internet. La « télédéclaration », comme on la surnomme, n’a aujourd’hui plus grand-chose de novateur : elle fête en effet ses quinze ans et constitue une habitude pour les citoyens connectés.

En 2017, une étape symbolique a été franchie. Pour la première fois, une majorité de Français a opté pour la télédéclaration, soit près de 19 millions de personnes à travers le territoire. « Chaque année, la vague monte un peu plus », réagissaient les médias, relatant un phénomène qui semble inexorable. Cette « vague » s’explique en grande partie par la place prépondérante d’Internet dans notre quotidien. Pour s’en convaincre, rappelons-nous qu’en 2016, 86% des Français étaient connectés à leur domicile. Bien plus qu’en l’an 2000, où ce taux ne dépassait pas 15%.