Environnement

L’augmentation des températures, les tempêtes et les sécheresses récurrentes, ou encore les épisodes de pollution ponctuent notre vie quotidienne. Avec le changement climatique, notre société fait face à de nouveaux enjeux. Qu’il est plus qu’urgent de décrypter.

pollution

Stocamine, Cigéo… Cachez ces déchets que nous ne saurions voir

julia-beurq

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Pour le projet Cigeo à Bure, comme pour celui de StocaMine en Alsace, la France a choisi d'enfouir ses déchets, qu'ils soient radioactifs ou non. En promettant aux élus locaux et aux habitants que ces deux centres de stockage seront réversibles. Une promesse difficile à tenir.

Que faire des déchets ultimes que nous produisons ? Une question qui revient régulièrement sur le devant de la scène lorsqu’on évoque le projet Cigéo à Bure, et la problématique plus générale de l’enfouissement des déchets, qu’ils soient radioactifs ou non. Pour le moment, et ce, jusqu’au lancement d’un « débat national » qui devrait avoir lieu en fin d’année, les polémiques autour du projet Cigéo et de sa supposée réversibilité semblent s’être atténuées. Car au-delà de toutes les questions éthiques que pose cet enfouissement, selon certains chercheurs, c’est le concept même de l’irréversibilité de Cigéo qui cristallise les oppositions.

Un calme tout relatif puisqu’une autre question épineuse, concernant la réversibilité du stockage des déchets et vieille d’une vingtaine d’années, devrait refaire surface ces prochaines semaines. C’est qu’en Alsace, à 200 km à l’est de Bure, 44 000 tonnes de déchets industriels ultimes (mercure, cyanure, amiante, résidus de pesticides, etc.) ont été enterrées entre 1999 et 2002 à StocaMine, une ancienne mine de potasse. Non radioactifs, ces déchets n’en sont pas moins extrêmement toxiques. Et aux yeux de leurs détracteurs, ils pourraient menacer la plus grande nappe phréatique d’Europe.

Santé

Emballages plastiques : quand les cantines se rebiffent

julia-beurq

À quand la fin des barquettes en plastique dans les cantines scolaires ? Des parents d’élèves se battent depuis de nombreuses années pour obtenir leur interdiction. Une revendication qui pourrait bientôt se transformer en loi.

Les députés français auraient-ils lancé une mini-révolution dans la restauration collective ? En commission Développement durable, le 28 mars, ils ont adopté plusieurs amendements qui pourraient laisser présager des changements significatifs dans les cantines scolaires : 20% de bio obligatoire, diversification de l’origine des protéines, et interdiction d’utiliser des emballages plastiques d’ici 2022. Finies les barquettes en plastiques réchauffées ! Toutes ces propositions, débattues de nouveau le 11 avril, mais cette fois-ci au sein de la commission des Affaires économiques, s’inscrivent dans le cadre du projet de loi sur l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, présenté en conseil des Ministres le 31 janvier. Une législation cruciale, tant pour les agriculteurs que pour les consommateurs,  fruit des conclusions des états généraux de l’alimentation lancés par Emmanuel Macron l’année dernière.

Les questions autour de la nocivité des emballages plastiques n’ont pas surgi de nulle part. Elles trouvent leur origine dans l’inquiétude suscitée chez les parents d’élèves par les perturbateurs endocriniens. Et ces derniers n’ont pas attendu que les députés s’en emparent pour agir. Dans toute la France, des initiatives se sont multipliés ces dernières années pour interdire le recours aux contenants en plastique dans les cantines scolaires. Poussée par la mobilisation des parents d’élèves, la mairie de Strasbourg est la dernière en date à les avoir bannis des réfectoires, à la rentrée 2017. « L’exemple strasbourgeois démontre en tout cas que quand les citoyens se mobilisent, ils peuvent faire évoluer les politiques vers une meilleure prise en compte des enjeux de santé et d’environnement », soutenait Laura Chatel, chargée de mission chez Zero Waste France, interrogée par Reporterre, suite à la victoire des parents d’élèves.

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énergies

Plus de temps, plus d’argent : l’EPR de Flamanville vire au mauvais plan

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200%
C'est l'augmentation du coût de l'EPR de Flamanville Partager sur twitter

depuis le début de sa construction en 2007

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Agriculteurs

Faucheurs volontaires : nouveaux OGM, vieilles luttes

julia-beurq

En 2011, l’INRA et le CNRS ont publié une étude sur les VrTH qui a mis en avant des risques de contamination des parcelles voisines, similaires à ceux liés aux OGM. Ces mêmes risques avaient d’ailleurs poussé le gouvernement à suspendre en 2008, le colza transgénique.

Alors que les OGM ont été interdits en France il y a dix ans, les « faucheurs volontaires » ont ressorti leur faux. Depuis 2010, ils sont engagés dans une nouvelle lutte contre ce qu'ils appellent les « nouveaux OGM ».

Les OGM de retour dans le débat public ? Ces 5 et 6 avril, 36 militants anti-OGM devaient se rendre à la barre du tribunal de Dijon pour avoir détruit plusieurs parcelles de colza en Côte d’Or, le 28 novembre 2016. Finalement repoussée à une date ultérieure, leur comparution mérite que l’on s’y attarde, surtout devant l’importance des enjeux qu’elle soulève. Les « faucheurs volontaires » incriminés n’avaient, pour une fois, pas focalisé leur lutte contre des plantes à l’ADN directement modifié. Dans leur viseur ce jour-là, du colza qui ne trépasse pas au passage de désherbant. Des VrTH (pour Variétés rendues tolérantes à un herbicide) que les militants surnomment « les nouveaux OGM », ou encore les « OGM cachés », et qu’ils ont prises comme nouvelle cible de leur combat, dix ans après avoir réussi à faire interdire la culture d’OGM sur le territoire français.

À une décennie d’intervalle donc, la lutte des « faucheurs » vise une nouvelle cible, mais les desseins et les acteurs du combat sont bien les mêmes : défendre la préservation de l’environnement contre les semenciers pourvoyeurs d’OGM et de VrTH. « Nous sommes dans la même situation qu’en 1998 », haute époque de la lutte contre les OGM, estimait en 2015 dans le Journal de l’environnement Patrick Rivolet, porte-parole d’un collectif visant à protéger la biodiversité et les abeilles, les papillons et autres pollinisateurs. La question qui se pose sera de savoir si le combat contre les « nouveaux OGM » aura le même dénouement que le précédent.

biodiversité

Hectares après hectares, l’Humain grignote la nature (et ce n’est pas prêt de s’arrêter)

julia-beurq

9.4%
La part du territoire français artificialisé en 2015 Partager sur twitter

Ministère de l'Agriculture, enquête Ter-Uti Lucas.